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Pèlerin en sandales sur les « Chemins d’étoiles »

Ce fut une belle année, nous avons parcouru ce que nous n’avions pu faire l’an passé jusqu’à Irun puis avons continué jusqu’à Santiago, Muxia et Fistera.

Nous avons donc parcouru 1260 kilomètres en 53 jours.


J’ai choisi, sur les conseil de l’hospitalier d’Orthez de rejoindre Bayonne, en suivant l’Adour, pour prendre la voie côtière afin de nous rendre à Irun car nous voulions emprunter le “Camino del Norte” . Ayant peur d’une étape trop longue, nous avons pris le car entre Orthez et Peyrehorade pour revenir un peu sur nos pas afin de passer la nuit à Sorde l’Abbaye où j’avais un excellent souvenir de l’accueil de Mr BENQUET lors de mon passage en 2001, accueil toujours aussi chaleureux.


Cette solution me semble bonne pour relier les voies de Tours, Le Puy ou Vézelay au camino del Norte. Cela permet d’être hébergé dans le gîte de Sordes l’Abbaye, à l’abbaye de Belloc et à Bayonne puis de continuer par le chemin côtier qui est magnifique.


Nous avions eu différents avis sur la difficulté du “camino del norte” qui heureusement ne nous ont pas découragés. Aujourd’hui nous pouvons dire que s’il est effectivement plus “physique” que le camino francés, nous l’avons parcouru sans problèmes. Le balisage est en général bon, moins évident dans les villes. Nous avons gébéralement dormi dans des “albergues”, sachant que dans le pays Basque c’était souvent dans des écoles et donc ouvert seulement en juillet et août. En récompense nous avons vu de magnifiques paysages en marchant le long de la mer, parfois nous traversions des plages – contraste entre les pèlerins avec leur sac à dos et les vacanciers en maillot de bain – plus souvent nous étions en hauteur sur des falaises ou un peu plus dans les terres. Trois fois nous avons pris le bateau pour traverser des estuaires, après Santander nous avons emprunté un pont “Feve”, le chemin de fer local bien sûr interdit aux piétons, mais les hospitaliers et le habitants le recommandent car sinon il faut prendre le train (je n’ai pas vu la gare) ou faire un détrour de 7 kilomètres. Avant d’arriver à Ribadeo, il n’y avait plus de bateaux pour traverser et nous nous sommes engagés sur le pont routier en travauxqui de prolongeait par un autoroute que nous avons du emprunter sur 200 mètres! Cela a été possible car nous étions un samedi et il n’y avait pas d’ouvriers, sinon la solution semble être de faire de l’autostop pour traverser.


Nous avons rejoint le camino francès à Arzua et fait ensuite étape à Monte do Goso de façon à arriver à Santiago le matin avant l’invasion de la place de l’Obadroiro par les touristes et profiter pleinement de notre émotion, très forte après ces 53 jours de bonheur et de rencontres.
Le lendemain nous avons repris nos bâtons de pèlerins en direction de MUXIA où la lègende dit que la Vierge Marie est venue dans une barque de pierre pour encourager Jacques dans sont évangélisation de la péninsule ibérique. Nous avons fait étapes à Negreira et Olveiroa (où l’hospitalière ne peut plus nous proposer le repas car il s’est ouvert deux restaurants) et enfin nous avons terminé notre cheminement à Fistera où nous avons accompli le rituel de bruler nos vêtements (symboliquement) pour repartir “purifiés”.


Nous avons pris le bus du matin pour rejoindre Santiago, achats des cadeaux pour les petits enfants, engrangement d’odeurs, d’images, de souvenirs plein la tête et le coeur, dernières rencontres des pèlerins avec qui nous avons fait un bout du camino et, autre moment d’émotion, repas du soir au Parador.


Le lendemain nous avons pris le train de 9 heures qui nous amène vers 20 heures à Irun où nous avons passé une dernière nuit à l’albergue avant de rejoindre Hendaye et le TGV pour retour à la maison.

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